PROLONGATION
Exposition
Maison des Patrimoines – Auzat
Du 10 au 25 février 2024
Du mercredi au dimanche de 14h à 18h
Sur rdv pour les groupes jusqu’au 25 février 2024.
Jean Jaurès est né le 3 septembre 1859 à Castres (Tarn). Issu d’une famille modeste, il se distingue dès l’âge de neuf ans par son éloquence. C’est un élève brillant. Normalien puis agrégé de philosophie, il enseigne à Albi puis à Toulouse. Jean Jaurès soutient Jules Ferry mais admire plus encore Léon Gambetta. Élu parlementaire, Jaurès propose des réformes sociales ambitieuses et mène de grandes batailles socialistes, notamment les lois concernant l’enseignement laïc et les lois ouvrières. Il écrit dans le journal La Dépêche le 8 juin 1892 la tribune « L’instruction morale à l’école » où il prône et définit la morale laïque.
Il prononce des discours sur de nombreux thèmes : le droit des communes en matière d’enseignement primaire, les accidents du travail, le scrutin, l’interdiction des candidatures multiples, la liberté syndicale, les libertés du personnel enseignant, la suppression de la peine de mort, le socialisme et l’affaire Dreyfus. Il fait aussi un discours très remarqué au Pré Saint-Gervais devant 150 000 personnes contre la loi des 3 ans (augmentation de la durée du service militaire).
Grâce à son talent d’orateur, le député de Carmaux devient en 1902 le porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Jaurès et son parti s’engagent en faveur du Bloc des gauches et du gouvernement d’Émile Combes. Jaurès participe à la rédaction de la loi de séparation des Églises et de l’État ; cependant les socialistes sont déçus par la lenteur des réformes sociales. En 1904 il fonde le journal « L’Humanité » qu’il dirige jusqu’à sa mort.
Jean Jaurès lutte contre la guerre les dix dernières années de sa vie. Il voyage à travers la France pour plaider en faveur de la paix. Il est inquiet de la montée des nationalismes et des rivalités entre les grandes puissances qui se sont accrues pendant les guerres balkaniques en 1912 et 1913. En 1910, le socialiste rédige une proposition de loi consacrée à « l’armée nouvelle » dans laquelle il préconise une organisation de la Défense nationale fondée sur la préparation militaire de l’ensemble de la Nation. Il tente d’infléchir la politique gouvernementale dans un sens favorable à la paix, déclenchant de vives critiques des nationalistes. Jean Jaurès est assassiné à l’âge de 55 ans par le militant nationaliste Raoul Villain, qui fut acquitté par la suite. La grève générale qui menaçait n’est pas déclarée. Trois jours après, l’Europe est en guerre. Jean Jaurès est considéré comme la première victime de la première guerre mondiale.
Son assassinat le 31 juillet 1914 à Paris a toutefois facilité le ralliement des gauches, dépassant les réticences des socialistes qui hésitaient à l’Union sacrée.
En 1924 ses cendres sont transférées au Panthéon.
Une exposition qui retrace la vie du célèbre homme politique au travers de 23 panneaux reprenant l’ensemble des grands moments de sa vie.
Illustrée de l’iconographie du musée de Castres, et de citations du tribun, cette exposition apporte de nombreuses informations sur son parcours et son œuvre.
À noter une riche iconographie tout au long de l’exposition.
Jean Jaurès l’Humaniste, une exposition conçue et gracieusement prêtée par le musée Jean Jaurès à Castres.



